L'aventure new-yorkaise d'une famille de français depuis 2007
11 Avril 2010
Après bientôt 3 ans a New York, une des choses (hormis la nourriture) qui nous manque le plus est notre machine a laver. Avoir une machine a laver dans son appartement est un grand luxe et il faut déjà s'estimer heureux quand vous avez une "laundry room" (une salle avec des machines a laver et des sèches-linges).
Cette fameuse pièce est parfois a chaque étage dans les grands immeubles, sinon généralement au sous-sol ou plus rarement comme chez nous au dernier étage. Dans notre immeuble de 50 logements, nous disposons de 4 machines a laver et 4 sèche-linges.
Ces grosses machines volumineuses sont bien loin d'offrir la même qualité que nos machines européennes :
- elles "lavent" en 30 minutes
- elles ont un axe vertical et se remplissent par le haut
- elles lavent avec de l'eau tiède : même quand on utilise le programme "hot" ce n'est jamais très chaud
- elles ne sont pas très efficaces sur les taches
... et le linge ressort parfois plus sales qu'avant lavage (traces de lessive).
Bref, la machine a laver est fréquemment au centre de discussions d'expatriés, a la recherche des trucs et astuces pour avoir du linge propre. D'ailleurs je suis preneuse de tout bon conseil.
Il y a quelques jours j'expliquais a mes collègues qu'en France nous avions dans tous les appartements et que nos machines avaient des cycles qui duraient bien plus longtemps. Et la ils m'ont regarde médusé et j'ai eu le droit a la question "mais a quoi cela sert". J'ai renoncé a me lancer dans de longues explications sur les bienfaits de nos bonnes machines a tambour, aux multiples programmes, qui chauffent jusqu'à 90 degrés. Beaucoup de mes collègues ont opté pour la solution facile "wash & fold" : on emmène le linge au pressing du coin qui vous fait payer un prix au poids (près de chez nous 0.80 dollar la livre, soit environ 1,30 euro le kilo) et vous rendent votre linge le lendemain lavé et plié. Et puis si le linge est taché, la solution est aussi toute trouvée : on jette et on rachète, vive la société de consommation !
Une différence culturelle aussi importante : le new-yorkais (je ne sais pas si on peut généraliser a l'américain) ne peut pas se passer du sèche-linge et a du mal a concevoir qu'on puisse faire sécher son linge naturellement.
Encore un mystère que je n'ai pas bien compris non plus, ce sont les lessives a base d'eau de javel
("bleach"). Je n'ai pas bien saisi leur bienfait et quand les utiliser. Amis lecteurs, si vous pouvez m'éclairer n'hésitez pas ...